Article du 25 Décembre 2008 |
|
![]() |
Pour Sarkozy la relance, c'est relancer les profits de ses amis |
Jean-Pierre Jouyet, l'ancien secrétaire d'État, socialiste, aux Affaires européennes, de Sarkozy, vient de prendre la direction de l'AMF (l'Autorité des Marchés Financiers). Il a été interrogé sur l'affaire Madoff et ses possibles répercussions en France . L'ami de Holland et Royale, a répondu que l'AMF ne savait pas combien de placements Madoff circulaient en France, peut-être pour 500 millions d'euros, peut-être beaucoup plus ; il ne sait ni qui les a émis, ni qui les détient, ni à quel point ils sont dispersés par le biais des panachages de titres et des échanges entre banques et institutions financières. Enfin bref, l'autorité de régulation des marchés ne sait rien, ne voit rien et donc ne « régule » rien. Tout cela n'empêche pas Sarkozy de déclarer qu'un tel scandale ne peut pas se produire en France, car justement il existe un contrôle… Mais où donc ? L'affaire Madoff n'a pas fini de mettre dans la tourmente les banques mondialistes. Madoff, cet ex-président de la Bourse américaine a réussi à monter une gigantesque arnaque pyramidale. Il utilisait l'argent frais apporté par les dernières vagues de spéculateurs pour payer leurs intérêts aux vagues précédentes. Résultat : près de 36 milliards d'euros perdus, une nouvelle perte record pour le système mondialiste ! Le système bancaire continue à placer l'argent dans des opérations financières et malheureusement pas dans l'investissement productif susceptible de créer des emplois et de relancer l'économie. Pourtant, tous les dirigeants mondialistes n'ont que le mot « relance » à la bouche. C'est au nom de la relance que l'Etat prête de l'argent aux banquiers à des taux excessivement bas, inférieur à inflation, Sarkozy prête donc à perte. Ses amis de la banque profitent de l'aubaine car ils placent l'argent là où c'est rentable pour eux, pas là où c'est utile pour l'économie et les Français d'Abord. La première préoccupation d'un homme d'Etat est, il est vrai, de relancer l'économie ; et surement pas de venir en aide aux patrons voyous et aux banquiers apatrides. Avec l'argent semé aujourd'hui à tout vent, l'État pourrait financer des productions utiles, voire indispensables, en protégeant nos emplois et nos outils de production Jean Marie et Marine LE PEN constatent que ce besoin vital ne préoccupe pas Sarkozy. La seule préoccupation du mari de Carla, est de permettre au MEDEF et aux ultralibéraux de la finance mondiale de traverser la tempête financière avec le moins de dégâts possible pour eux-mêmes et de continuer à se verser de conséquents dividendes. Bientôt les Français, qui en ont assez de payer pour une crise dont ils ne sont en rien responsables, sanctionneront les partis de l'établissement ! Gilbert PEREA |
|
![]() |
![]() |