Article du 30 Décembre 2008

Récession : il faut que les Français bougent !

La dette publique de la France ; c'est-à-dire les dettes cumulées de l'Etat, des collectivités et de la sécurité sociale ; a augmenté de 15,6 milliards au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre précédent. La dette française s'établit donc à 1.285 milliards d'euros, soit plus de 66 % du PIB .

Sarkozy tablait initialement dans son projet de budget 2009 sur une dette à 65 % du PIB en 2008 et 66% en 2009. Mais dans les faits, la dette publique est attendue à 68 % du PIB en 2008 et devrait grimper à 70 % en 2009 .

La France n'a pas échappé au marasme du recul économique au troisième trimestre en enregistrant une baisse de la croissance de 0,3%, car malgré les chiffres trafiqués par les nervis sarkosystes nous assistons à une baisse réelle de la croissance qui confirme un second trimestre négatif. La France n'évite pas, selon la définition communément admise, l'entrée de l'économie de notre pays en récession .

Les dépenses de consommation des foyers sont en baisse de 0,4% et de 3,2 % sur l'investissement des ménages. La masse salariale reçue par les ménages ne croît que de 0,2 % et les impôts versés par les ménages s'accélèrent de + 2,3 % .

L'acquis de croissance pour 2008 devrait être de 1% selon le Tartuffe Elyséen, or nous pouvons prévoir pour le dernier trimestre 2008 une forte contraction du PIB. Au total, la croissance négative devrait donc atteindre - 0,5 % en 2008 . Les statisticiens s'attendent en effet à un fort recul au premier semestre 2009, avec - 0,5 %, ce qui confirmerait l'entrée en récession technique de la France, une première depuis 1993. De quoi faire mettre en exergue la pitoyable gouvernance de Sarkozy et de mettre à bas les ambitions électorales de l'UMP pour juin 2009.

Il y a urgence de changer la façon, que les partis de l'établissement ont de nous diriger. Les Français doivent définitivement stopper les mauvaises ambitions ultralibérales et mondialistes du chantre Sarkozy .

Les Français ne doivent plus succomber à la facilité du défaitisme mais doivent se battre pour :

  • Que nos outils de travail ne soient plus délocalisés,
  • Que les Français achètent des produits fabriqués par des Français,
  • Que les banques françaises jouent leur rôle auprès des entreprises au lieu de spéculer,
  • Que le cout de l'immigration soit dénoncé et que l'on inverse définitivement les flux migratoires,
  • Que nous passions de la monnaie unique à la monnaie commune,
  • Que nous revenions à un système d'économie nationale qui rompe avec les diktats financiers imposés par la banque centrale européenne et par la commission européenne,
  • Que nous imposions des économies au train de vie de l'Etat et des Collectivités territoriales.

C'est dans le sens de cet appel, que Jean Marie et Marine LE PEN portent les exigences pour les Français d'Abord .


Gilbert PEREA